On entend de plus en plus parler de RSE dans les entreprises mais qu’est-ce que ça signifie réellement ? Et comment en mesurer l’efficacité ?

Qu’est-ce qu’une démarche de développement durable / RSE ?
Une démarche de développement durable et RSE vise à ancrer de nouvelles habitudes pour rendre l’entreprise plus verte et plus responsable. Les démarches de développement durable ou de RSE sont étroitement liées, elles ne s’adressent pas au même public mais visent la même cause.
Définition de RSE
La Responsabilité Social des Entreprises repose sur 7 piliers de la norme ISO 26000 :
- La gouvernance de la structure.
- Les droits humains.
- Les conditions et relations de travail.
- La responsabilité environnementale.
- La loyauté des pratiques.
- Les questions relatives au consommateur et à la protection du consommateur.
- Les communautés et le développement local.
Définition de développement durable
Le développement durable est définie comme un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre à leurs propres besoins.
Le développement durable comporte 17 objectifs :
- Éradication de la pauvreté ;
- Lutte contre la faim ;
- Accès à la santé ;
- Accès à une éducation de qualité ;
- Égalité entre les sexes ;
- Accès à l’eau salubre et à l’assainissement ;
- Recours aux énergies renouvelables ;
- Accès à des emplois décents ;
- Bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation ;
- Réduction des inégalités ;
- Villes et communautés durables ;
- Consommation et production responsables ;
- Lutte contre le changement climatique ;
- Vie aquatique ;
- Vie terrestre ;
- Justice et paix ;
- Partenariats pour la réalisation des objectifs.
A quoi contribue une démarche de développement durable et RSE ?
Le développement durable et la RSE contribuent à différents sujets sur plusieurs niveaux :
Sur le plan environnemental : Réduction de l’empreinte écologique (baisse des émissions de CO₂, meilleure gestion de l’énergie et de l’eau, diminution et recyclage des déchets), préservation de la biodiversité et des ressources naturelles et innovation vers des produits et services plus durables (éco conception, économie circulaire).
Sur le plan social : Amélioration du bien-être et de la qualité de vie au travail (santé, sécurité, équilibre vie pro/vie perso), respect des droits humains et lutte contre les discriminations et contribution positive au territoire (emplois locaux, partenariats avec des acteurs sociaux, mécénat, inclusion).
Sur le plan économique : Réduction des risques (juridiques, réputationnels, financiers), optimisation des coûts (énergie, matières premières, logistique), renforcement de la compétitivité et de l’innovation et fidélisation des clients et attractivité auprès des investisseurs et talents.

Comment mesurer l’efficacité d’une démarche de développement durable et RSE ?
Définir des indicateurs de performance (KPI) RSE
Leur définition dépend aussi de la stratégie durable adoptée au préalable.
- Environnementaux :
- Consommation d’énergie (kWh/produit, part d’énergies renouvelables).
- Émissions de CO₂ (scope 1, 2 et 3).
- Quantité de déchets produits et taux de recyclage.
- Consommation d’eau et rejets polluants.
- Sociaux :
- Taux de fréquence et de gravité des accidents du travail.
- Taux d’absentéisme et de rotation du personnel.
- Parité hommes/femmes et diversité dans l’entreprise.
- Nombre d’heures de formation par salarié.
- Résultats d’enquêtes de satisfaction et bien-être au travail.
- Économiques et gouvernance :
- Pourcentage du chiffre d’affaires issu de produits/services durables.
- Part des achats responsables (fournisseurs certifiés, locaux).
- Transparence financière et respect des normes éthiques.
La mesure de performance aide à vérifier si les motifs RSE initiaux trouvent une réponse concrète. Elle permet également d’apprécier l’atteinte des objectifs durables fixés par l’organisation.
Utiliser des référentiels et standards reconnus
- ISO 26000 (lignes directrices RSE).
- GRI (Global Reporting Initiative) pour le reporting extra-financier.
- ESG (Environnement, Social, Gouvernance) utilisé par les investisseurs.
- ODD (Objectifs de Développement Durable de l’ONU) comme cadre global.
Mettre en place un suivi régulier et comparatif
- Comparer les résultats d’une année sur l’autre.
- Se benchmarker par rapport aux concurrents et aux meilleures pratiques sectorielles.
- Fixer des objectifs chiffrés et mesurables (SMART).
Vérification et transparence
- Audits internes et externes (labels, certifications).
- Publication d’un rapport RSE clair et accessible.
- Dialogue avec les parties prenantes (clients, salariés, investisseurs, associations, collectivités).
Les indicateurs à suivre doivent bien évidement être adaptés au coût global RSE du projet.