Quelles sont les étapes d’un licenciement ?

Sommaire
Un salarié prépare son départ après son licenciement pour motif personnel.

Le licenciement est une procédure juridique rigoureusement encadré par le Code du travail. Pour l’employeur comme pour le salarié, la compréhension de chaque phase est essentielle pour garantir le respect des droits de chacun et éviter les contentieux prud’homme. Dans ce contexte, l’accompagnement par un cabinet outplacement peut s’avérer déterminant pour anticiper la suite du parcours professionnel dès le début de la procédure. 

Qu’il s’agisse d’un motif personnel (fautif ou non) ou d’une cause économique, voici les étapes incontournables d’une procédure de licenciement. 

1. La convocation à l’entretien préalable

Tout processus de licenciement débute obligatoirement par une convocation officielle. Celle-ci doit être adressée au salarié par lettre recommandé avec accusé de réception (LRAR) ou remise en main propre contre échange. 

Attention : avant l’entretien préalable, n’oubliez pas la phase cruciale consistant à formaliser les propositions de reclassement avant le licenciement.

Les mentions obligatoires : 

  • L’objet de la convocation (envisager une mesure de licenciement).
  • La date, l’heure et le lieu de l’entretien
  • La possibilité pour le salarié de se faire assister par une personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise ou, à défaut, par un conseiller du salarié (inscrit sur une liste préfectorale). 

À noter : Un délai minimum de 5 jours ouvrables doit être respecté entre la présentation de la lettre et la tenue de l’entretien. 

2. L’entretien préalable au licenciement

C’est un moment d’échange crucial. L’employeur expose les motifs qui le conduisent à envisager le licenciement et recueille les explications du salarié. 

Une salarié passe son entretien préalable requis avant son licenciement.

L’enjeu : Ce n’est pas encore le moment où la décision est prise. L’entretien doit permettre une discussion contradictoire. L’employeur est tenu à une obligation de neutralité durant cette phase ; la décision de rupture ne peut-être annoncée lors de ce rendez-vous. 

3. La notification du licenciement

Si, après l’entretien, l’employeur décide de maintenir sa décision, il doit notifier le licenciement par écrit. 

  • Délai : La lettre ne peut-être expédiée moins de 2 jours ouvrables après l’entretien préalable
  • Contenu : Elle doit énoncer de façon précise et vérifiable les motifs du licenciement. Cette motivation fixe les limites en cas de contestation ultérieure. 

4. Le préavis : une période de transition

Sauf en cas de faute grave ou lourde, le salarié effectue un préavis dont la durée varie selon son ancienneté et les dispositions de la convention collective. 

Toutefois, l’employeur peut décider de dispenser le salarié de son préavis. dans ce cas, ce dernier perçoit une indemnité compensatrice de préavis. C’est souvent durant cette phase que se pose la question de l’accompagnement au repositionnement professionnel. En effet, selon les données de la DARES, le retour à l’emploi est significativement plus rapide lorsqu’une transition est anticipé dès la rupture du contrat. 

5. La rupture du contrat et la remise des documents

Au dernier jour du contrat (ou du préavis), l’employeur doit remettre au salarié les documents obligatoires. 

  • Le certificat de travail.
  • L’attestation employeur destinée à France Travail.
  • Le reçu pour solde de tout compte. 
  • L’état récapitulatif de l’épargne salariale (si existant).

Un employeur met en place la procédure requise par le Code du travail, pour licencier un salarié.

Témoignage de Marc, Responsable RH :

« Le respect du formalisme est certes une contrainte, mais c’est aussi une protection. En structurant cheque étape, on transforme une situation de rupture en un processus transparent, ce qui facilite grandement le dialogue, même dans les moments difficiles. »

Les chiffres clés de la procédure de licenciement en France

Le marché du travail français est marqué par une évolution constante des modes de rupture. 

Selon les derniers rapports de la DARES (2023) : 

À noter que pour les procédures collectives, vous devrez suivre les étapes spécifiques d’un plan de licenciement pour motif économique.

Anticiper l’après-licenciement

Le licenciement ne marque pas seulement la fin d’un contrat, mais le début d’une nouvelle étape. Le recours à des disponibilités de conseil en évolution professionnelle ou à des mesures d’accompagnement spécifiques (comme l’outplacement) permet de sécuriser le parcours du salarié. L’objectif est de transformer cette transition en opportunité de rebond, en s’appuyant sur un diagnostic de compétences et une stratégie de recherche d’emploi structurée. 

La chronologie peut varier selon que vous cherchez le licenciement le plus avantageux pour l’employeur ou le plus rapide.

L’une des dernières phases consiste à proposer au salarié les modalités d’un congé de reclassement selon la taille de l’entreprise.